🦵 Arthur chez le kiné

Partie 3 : Certitude

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Ces quelques jours sans voir Carine me semblent une éternité. Je repense très régulièrement à cette couche qui dépassait de son jogging. J'aimerais vraiment en savoir plus sur Carine. Il fait que je parvienne à discuter avec elle et peut-être même devenir son ami.

Cela me refait penser à cet ami que j'avais quand j'étais plus petit qui lui aussi en mettait, la nuit du moins. À cette époque, je faisais moi aussi encore pipi au lit et j'aurais aimé pouvoir en mettre. Maintenant que je suis guéri, j'ai toujours cette envie de pouvoir essayer. Être ami avec Carine, ça serait peut-être bien une opportunité de pouvoir essayer.

J'ai bien pensé à aller en acheter mais j'ai trop peur de rencontrer du monde à ce moment-là. Comment justifier le fait d'avoir un paquet de couches dans les mains dans un supermarché alors que l'on a ni frère ni sœur ? Compliqué. Si cela était amené à se savoir au collège, je serais la risée de tous, et ça, c'est hors de question.

Cette fois-ci, je suis le premier à arriver dans la salle d'attente du kiné. J'espère que Carine n'a pas un empêchement car j'ai attendu ce moment-là impatiemment. Je n'ai heureusement pas longtemps à attendre car la porte s'ouvre, laissant entrer cette jeune fille toujours aussi jolie. Si la dernière fois elle était en jogging, c'est d'un short blanc qu'elle est aujourd'hui habillée.

- Bonjour Arthur, me dit-elle en arrivant. On se fait la bise ?

- Bonjour Carine, lui réponds-je heureux de la voir et de l'entendre me proposer cela, avec plaisir.

C'est en reniflant son agréable odeur de parfum que nous nous faisons donc la bise pour nous dire bonjour. Je suis trop content d'ailleurs. J'imagine que c'est une manière de se rapprocher d'elle et cela me rappelle mon objectif du jour d'obtenir son numéro de téléphone.

Alors que je vais pour entamer la conversation en vue d'arriver Ă  mes fins, Romain entre dans la salle d'attente.

- Vous êtes là tous les deux, nous dit-il, c'est parfait. Vous pouvez venir. Aujourd'hui, la séance est chargée, vous allez suer, je vous le dit.

Comme les autres fois, Carine laisse ici son sac Ă  dos avant de regagner la salle d'exercice.

La séance est effectivement assez intense, Romain n'avait pas tort. Carine et moi n'avons pas la possibilité de discuter car nous sommes toujours, l'un ou l'autre, avec Romain. À un moment, j'ai très soif et j'en fait part à Romain.

- Va boire un coup, il y a une fontaine Ă  eau Ă  l'accueil.

À cet instant précis, mon cerveau cogite comme jamais il ne l'a fait : accueil, salle d'attente, sac à dos, couche de Carine.

- Ok, dis-je, j'y vais.

Et là, c'est un peu une course contre la montre. Pour ne pas que mon absence paraisse suspecte, je me dépêche. En marchant vite, j'arrive dans la salle d'attente. Fort heureusement, il n'y a personne. Je sais que ce que je fais est mal, je ne devrais pas fouiller dans le sac de quelqu'un, mais mon envie est irrépressible. J'ouvre son sac et passe la main à l'intérieur.

J'avais raison ! Il y a bien un objet plat, blanc et en plastique. Je tire délicatement ce que je tiens dans ma main afin de le sortir du sac. Mon cœur bat à 150 pulsations à la minute, au moins. Voilà, la couche est sortie du sac. Elle est toute blanche, avec une bande colorée en jaune au milieu. Elle semble pliée en deux, ah non, en trois en fait. Mon regard se porte alors de nouveau à l'intérieur du sac. Je peux voir une deuxième couche…

Je crois que c'est le moment où je pars complètement en vrille. Je ne sais pas ce que mon inconscient me fait faire mais, avec cette couche sortie du sac dans une main, je referme le sac et le repose là où il était. Je prends donc la décision de prendre une couche, ou devrais-je dire même voler une couche.

Je dois maintenant réfléchir, vite, très vite. Cela fait déjà une ou deux minutes que je suis parti. Romain et Carine vont peut-être commencer à se demander ce que je fais. Il faut que je cache l'objet de mon délit. Mais où ? Si j'avais eu une veste ou un sac, j'aurais pu glisser la couche dedans mais bon, comme un voleur débutant je me retrouve avec cette preuve dans mes mails sans savoir quoi en faire.

J'entends alors du bruit. C'est la clochette de la porte d'entrée qui retentit, signalant qu'un patient risque d'arriver dans la salle d'attente. Je prends alors la décision de me rendre aux toilettes qui sont accessibles directement depuis la salle d'attente, sans avoir à repasser peu l'accueil. À peine ai-je fermé la porte que je me remémore ce qu'a dit Romain la dernière fois à Carine. Ces toilettes sont toutes petites, aucun endroit pour cacher cette couche que je viens de voler.

Mon cœur s'emballe encore un peu plus. J'ai l'impression que les battements peuvent s'entendre depuis la salle d'attente. Même en match ou lors d'un entraînement intensif, mes battements par minute n'ont jamais été aussi rapides. Voler, c'est encore mieux que de faire du cardio. Mais il faut que je me reconcentre. J'entends du bruit dans la salle d'attente. La personne doit certainement s'installer. Mon esprit de sportif à l'habitude de devoir prendre des décisions rapidement. Quelles solutions s'offrent à moi ? Je n'en vois pas beaucoup en fait.

La première serait de reposer la couche dans le sac, et ça devant quelqu'un. Pourquoi pas, mais elle ne comprendrait pas et puis moi je n'aurais pas cette couche que j'aimerais tant ramener chez lui. La deuxième serait de partir en courant du cabinet. Il faudrait que je justifie cela auprès de Romain la prochaine fois mais aussi auprès de mes parents, de Carine, et là, comme ça, je ne vois pas ce que je pourrais inventer comme mensonge. Troisième solution, cacher cette couche sur moi pour le restant de la séance et pour rentrer à la maison. Je pourrais la concert dans mon dos, coincée derrière l'élastique de mon short. Si jamais elle tombait devant d'autres personnes, ça serait terrible, j'aurais la honte de ma vie. En plus, Romain ne s'est pas encore occupé de moi, cela veut dire qu’il faudra que je m’installe sur la table de massage, c’est donc un vrai risque que la couche ne tombe de mon dos. La dernière solution, celle que je perçois mais que je crois ne pas osé imaginer, c'est celle de… mettre cette couche sur moi, comme Carine le fait tous les jours.

Cette couche semble relativement fine. Si je la mets et que je remonte mon caleçon par-dessus, cela devrait pouvoir passer inaperçu, enfin, je l'espère. J’entends de nouveau du bruit à côté, cela me stress d’autant plus. Cette fois-ci, j’imagine que Romain et Carine doivent vraiment se demander ce que je fais, peut-être même qu’ils me cherchent.

Depuis que j’ai rencontré Carine et que je pense avoir compris qu’elle portait une couche, je me suis demandé quel type elles pouvaient être, des qui s’enfilent ou avec des attaches, je vais enfin le savoir. Je déplie donc la couche, une première fois, puis une deuxième. Elle parait immense. Je constate qu’elle a des barrières anti-fuites, mais aussi des attaches. Je me posais donc la question, j’ai maintenant la réponse, ce sont des couches de bébé. Je dois l’avouer, c’est celles-ci que j’espérais pouvoir essayer.

Je baisse alors mon short en bas de mes jambes et je fais de même avec mon caleçon. Me voici donc maintenant prêt à mettre cette couche, du moins à essayer car c’est une première pour moi. J’aurais préféré que cela se passe dans d’autres conditions, et notamment tranquille, chez moi et surtout allongé sur un lit. Là, il va falloir que je la mette debout et j’imagine que ce n’est pas aussi facile.

Et c’est le cas ! Je n’arrive pas à tenir la couche et à l’attacher en même temps. En fait, il me faudrait plus de mains.

- Arthur ? Entends-je Ă  travers la porte. Tu es lĂ  ?

Cette voix, c’est celle de Romain. Je m’arrête immédiatement de bouger de peur qu’il entende le bruit de plastique que fait la couche quand je la manipule. Les battements de mon coeur s’étaient ralentis, mais ils repartent à la hausse. J’hésite deux secondes à répondre mais je conviens rapidement que je n’ai pas d’autre solution.

- Oui, dis-je avec une voix un peu tremblante, je suis là. J’ai bientôt terminé.

- Ok, prends ton temps, je me demandais juste pourquoi tu étais aussi long à aller boire.

- J’arrive bientôt.

J’entends alors des pas, signe que Romain s’est éloigné. Il m’a dit de prendre mon temps, mais il faut tout de même que je me dépêche. N’ayant évidemment pas d’autre main disponible, j’essaye en appuyant mes fesses contre le mûr pour câler la couche. Et ça fonctionne ! Je parviens à attacher une à une les attaches. Ce n’est pas du tout symétrique mais tant pis. Ce n’est pas non plus assez serré, je m’en rends bien compte puisque la couche à une tendance à tomber, mais là encore, je ferai avec. Là, il est temps de me rhabiller et d’aller affronter Carine et Romain. Mon caleçon remonté, je m’occupe de mon short. Je mets d’ailleurs mon t-shirt à l’intérieur de mon short, histoire de ne pas faire comme Carine l’autre jour qui a, sans le faire exprès, montré l’arrière de sa couche en se penchant en avant.

Voilà, je suis rhabillé et plus que jamais stressé. Je me regarde rapidement pour voir si je parviens à détecter quelque chose. Je trouve que c’est différent de tout à l’heure, mais ça me semble aller. Je prends alors conscience que ce que je rêve depuis tant d’années maintenant, vient de se réaliser… Je porte une couche et… j’adore ! C’est confortable et tout doux. Bon, pas le temps de penser à ce que je ressens, là il faut que je sorte. Je tire alors la chasse d’eau pour ne pas que cela soit suspect d’être resté aussi longtemps et j’ouvre la porte après avoir compté jusqu’à trois pour tenter de calmer mon cœur.

Je vais pour sortir quand je me fais la remarque que je n'ai même pas fait pipi aux toilettes avant de mettre cette couche alors que j'ai envie en fait. De toute façon, c'est trop tard.

Alors même que je fais un premier pas dans la salle d’attente, je sens le regard de cette personne qui est entrée tout à l’heure. Cette personne, je la connais, c’est la maman de Carine que j’ai rencontrée l’autre jour dans la voiture quand elle m’a raccompagné chez moi.

- Bonjour Arthur, me dit-elle.

- Bonjour madame, dis-je bafouillant à moitié.

- Je te l’ai dit, appelle-moi Cathy. Je suis un peu en avance alors je suis venu attendre Carine ici plutôt que de rester dans la voiture. Mais pardon, je te parle alors que j’imagine que tu es pressé de retourner faire des exercices. Vas-y vite, on se retrouve tout à l’heure.

C’est sans rien dire que je sors alors de la salle d’attente, espérant fortement qu’elle n’entende pas ce bruit de plastique que j’entends à chacun de mes pas.

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L'histoire de Vincent est la première que j'ai lue. Je me suis totalement identifié à Vincent. Merci pour cette histoire

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Arthur chez le kiné

Quand sera-t-il possible de lire cette histoire ?

A.D.

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Cette histoire était trop mignonne! C'est la première histoire ABDL que j'ai vraiment aimée, et dieux sait combien il y a d'histoires écrites ou l'on ne se retrouve pas. Si on me demande quelle histoire je lirai sans m'arrêté au niveau ABDL, je pense que j'ai pas besoin de dire le titre, c'est celle-ci qui remporte cette victoire! De la part d'un ABDL aveugle 👨‍🦯

ABcurieux

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Cette histoire a l'air géniale. J'ai trop hate de pouvoir la lire !

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