🛏️ Constance Médical

Partie 6 : Arrivée au magasin

⚠️ Ceci est une œuvre de fiction

⚠️ Reproductions et distributions interdites

 

Charles et Amélie arrivent alors en voiture. Ils nous demandent comment s'est passé la nuit et la matinée. Nous répondons que tout s'est très bien passé, sans rentrer dans les détails.

- J'ai eu la confirmation que Johanna viendra les matins de la semaine prochaine, nous dit Amélie alors que nous sommes en train de manger.

- Trop cool, lui répond Constance toute contente.

- C'est qui ? Demandé-je.

- C'est une voisine, me répond Amélie. Elle viendra le matin de 10 heures à midi. Vous ne serez pas seuls comme ça. Elle pourra s'occuper de vous, faire un peu de rangement et préparer le repas. Déjà l'an dernier elle avait fait ça, c'est son petit job d'été.

- Elle est super sympa, dit Constance, tu verras.

- Et cette après-midi, dit Charles, comme convenu vous venez au magasin.

- Je ne savais pas, dis-je.

- C'est ce que l'on a convenu avec tes parents, me dit Amélie. Vous n'allez pas rester ici seuls. On verra avec Johanna si elle a des disponibilités pour s'occuper de vous aussi l'après-midi, mais si ce n'est pas le cas, vous nous accompagnerez.

Une fois le repas terminé, Constance et moi sommes autorisés à jouer 30 minutes avant que nous ne partions. Le trajet en voiture est rapide, et moins de 10 minutes plus tard, Charles arrête la voiture sur un parking. À peine suis-je descendu que je vois un assez grand magasin avec écrit dessus : “Constance Médical”.

- Ils ont donné mon prénom au magasin, s'amuse Constance. C'est cool non ?

- Tu es une star ici alors ? Réponds-je en riant.

- Un peu, me dit-elle en s'avançant vers le magasin, c'est vrai.

Les portes du magasin sont déverrouillées et laissées grandes ouvertes. Tous les quatre rentrons à l'intérieur. Pour moi, c'est la première fois que je rentre dans un tel magasin. Je m'aperçois rapidement qu'en fait, j'entends parler d'un magasin de matériel médical, mais que je n'ai pas idée de ce qui se vend à l'intérieur.

- Viens, me dit alors Constance en attrapant ma main, je te fais visiter.

Constance, par contre, semble très bien le connaître. Elle doit certainement avoir souvent accompagné ses parents. Et voici que commence une visite détaillée alors que nous passons dans les différentes zones du magasin. Elle me montre tout ce qui est lié au maintien à domicile des personnes âgées. Elle me montre ensuite les fauteuils roulants tout en s'asseyant dans l'un d'entre eux et en avançant en faisant tourner les roues de ses mains. Nous passons dans un rayon avec des cannes, puis un autre avec des chaussures, pour arriver enfin dans un autre rayon.

- Et cette zone lĂ , me dit Constance, c'est pour l'incontinence.

- C'est quoi ? Demandé-je en n’ayant pas compris le mot utilisé.

- C'est quand quelqu'un ne peut pas se retenir de faire pipi, ou caca, me dit tout naturellement Constance. On parle d'incontinence quand c'est le jour et la nuit. Quand c'est que la nuit, on parle d'énurésie, ou même de pipi au lit.

Constance connaît son sujet et semble très à l'aise. Moi, je comprends surtout que tout ce qui se trouve devant moi, sont des paquets de couches. Je repense alors à maman qui voulait que je profite de mon séjour ici pour me trouver des nouvelles couches, afin de remplacer celles que je mets à la maison. C'est donc certainement ici que l'on trouvera quelque chose pour moi.

- Là, commence à me montrer Constance, c'est des changes-complets. Ce sont des couches avec des attaches sur les côtés, comme celles des bébés qui sont encore petits. Ici, continue-t-elle, ce sont des couches qui s'enfilent, on appelle ça des pants, ou des culottes. À côté, c'est des couches anatomiques. Et encore à côté, des couches droites, comme celles que l'on a portées cette nuit , mais aussi des alèses.

Constance parle fort, et je me retourne pour voir si quelqu'un l'a entendu. Elle est en train de dire à haute voix, qu'elle et moi avons porté des couches cette nuit alors que des présentes sont rentrées dans le magasin. Je suis un peu gêné, mais elle, pas du tout.

- Là tu peux voir le stock de culottes en plastique, continue Constance, ici des bodys, ici les grenouillères.

Elle continue de me détailler, étagère par étagère, tout ce qui se trouve dans cette zone. Moi, je m'intéresse plus aux personnes qui se sont rapprochées de nous qu'à ce qu'elle me dit.

Nous terminons ensuite notre tour du magasin et je me sens plus à l'aise maintenant que nous sommes sortis du rayon des couches. Je sais que ma petite peur n'est pas rationnelle, mais j'avais cette petite angoisse que des personnes présentes dans le magasin puissent savoir que je fais pipi au lit et porte des couches.

- Viens, me dit Constance, je te montre l'arrière du magasin. Il y a la salle de pause, le stock, et la salle de change.

Je continue donc à suivre Constance qui m’emmène dans une autre partie du magasin. Elle passe par une porte sur laquelle on peut lire “Privé” et nous nous retrouvons dans une petite salle qui ressemble à une salle de pause. Il y a une table, des chaises, quelques meubles avec notamment un évier, un micro-onde et une cafetière. Nous franchissons cette salle et, après avoir passé une autre porte, arrivons dans ce qui doit être le stock.

- Et voilà le stock, me confirme Constance. C’est là que nous venons chercher ce que les clients achètent, et notamment des couches.

Tout en disant cela, Constance pointe du doigt tout ce qui se trouve à notre droite. Je vois alors des dizaines de cartons marrons, avec des écritures de couleurs différentes, mais aussi des dessins de couches dessinés dessus. Je suis très impressionné par le nombre de cartons. Il y a trois énormes étagères qui montent à plusieurs mètres de haut, et sur chacune d’entre elles, il y a plusieurs niveaux et à chaque fois un grand nombre de cartons dessus. Au sol, dans des cartons déjà ouverts, je peux voir des sachets en plastique qui doivent certainement contenir des couches.

- Ca fait beaucoup de couches, dis-je.

- Et encore, aujourd’hui il n’y en a pas beaucoup. Je pense qu’il devrait bientôt y avoir une livraison. Tu verrais le camion qui vient livrer, il est rempli de cartons. Et c’est cool quand ils livrent parce qu’il y a pleins d’échantillons.

- Des échantillons ?

- Oui, c’est des couches de test qui sont dans des emballages individuels. Ce n’est pas souvent, mais il arrive qu’il y ait de nouvelles couches et j’adore les essayer.

Une nouvelle fois, Constance me parle de son plaisir à porter des couches. Je ne suis plus surpris comme tout à l’heure, mais cela me questionne toujours. Constance m’emmène de nouveau, toujours en me tenant la main. Nous revenons dans le magasin et je vois que Charles discute avec des personnes, certainement des clients. Constance se dirige vers sa maman qui est assise derrière un bureau sur lequel se trouve un ordinateur, des catalogues et un appareil pour payer par carte bancaire. J’imagine que c’est ici que les clients viennent payer.

- Je peux aller en mettre une maman ? Lui demande alors Constance.

- Tu as expliqué à Denis ? Lui répond sa maman.

- Oui, je lui ai dit.

- Tu peux oui, propose lui également s'il a envie.

J’ai l'impression d'écouter une conversation codée. Elles parlent toutes les deux de quelque chose, mais je ne sais pas quoi.

- Viens, me dit Constance.

Nous arrivons dans une petite pièce, cachée derrière un rideau vert. Constance le referme tandis que je regarde le contenu de cette salle. Il y a une table d’examen, comme chez le médecin, ainsi qu’une chaise et un bureau. Constance se dirige elle sous le bureau, et extirpe d’un petit meuble à tiroir… deux couches.

- Tu en veux une ? Ma demande-t-elle en me la tendant ?

- Pourquoi faire ? Demandé-je sans la prendre.

- Pour la mettre pardi. Moi j’en mets très souvent une quand je suis au magasin.

- Mais il n’y a pas de toilettes ici ? Je n’ai pas besoin de couches, je peux me retenir.

- Si, il y a bien sûr des toilettes, et moi aussi je peux me retenir. Mais comme je te le disais ce matin, j’aime bien en porter. En plus d’être pratiques, elles sont aussi confortables. Et puis j’ai aussi l’impression d’être comme les personnes qui viennent acheter des couches comme ça.

Je prends le temps de réfléchir à ce que me propose Constance. Pour moi, les couches, ce n’est que la nuit et seulement parce que sinon je fais pipi dans mon lit. Là, il m’est proposé d’en mettre une en journée, alors que je n’en ai aucune utilité.

- Mais tu n’as pas peur que cela se voit ? Lui demandé-je en pensant à cela.

- Personne ne m’a jamais rien dit dans le magasin, me répond-elle, ni même ailleurs. Et même si on l’a voyait, qu’est-ce que ça ferait ? Ce n’est pas interdit d’en porter. Et les gens se diraient juste “Oh la pauvre, elle est incontinente en plus d’avoir du mal à marcher”.

Deux choses que je comprends dans ce que Constance me dit. Déjà, qu’il lui arrive d’en mettre ailleurs qu’au magasin, et donc ailleurs que chez elle. Elle doit donc en mettre quand elle est à l’extérieur, peut-être quand elle fait des courses, quand elle se promène avec ses parents, à l’école. Et l’autre chose, elle semble se moquer complètement de ce que pourraient penser les autres s’ils voyaient sa couche. En y pensant un peu plus, je pense qu’elle n’a pas tort. C’est sûr que cela ne serait pas si grave, surtout si ces personnes étaient des inconnus.

Je constate alors que Constance ne me tend plus la couche. Elle a d’ailleurs posé les deux sur la table à côté de nous. Elle est maintenant en train d’enlever ses sandales, puis de baisser son short. Je comprends alors qu’elle est en train de se déshabiller, devant moi, pour certainement enfiler une couche. Je la regarde, sans rien dire. Constance est dos à moi et elle est rapidement nue, du bas du moins. Elle attrape maintenant une des deux couches, l’ouvre et enfile l’un après l’autre ses pieds dans les ouvertures. Voilà qu’elle remonte maintenant sa couche jusqu’à sa taille. Cette couche, toute blanche, est donc une couche qui s’enfile. Elle ressemble d’ailleurs beaucoup à celles que je mets la nuit à la maison. Elle termine ensuite en remettant son short par-dessus, puis en remettant ses sandales.

- Tu n’es pas obligé d’en mettre une, me dit-elle en rangeant la seconde couche, la mienne, dans le tiroir et en y mettant sa culotte qu’elle a enlevée. Si tu changes d’avis, tu sauras qu’elles sont là.

Je doute fortement de changer d’avis mais acquiesce de la tête lorsqu’elle me regarde. Nous retournons ensuite dans le magasin en passant par le rideau et il y a maintenant plus de monde. Alors que Constance regarde dans le magasin, moi, je la regarde. Je tente de voir si la couche qu’elle vient d’enfiler se voit sous son short. Celui-ci est assez serré, mais j’avoue ne pas deviner quand grand chose comme forme dessous. Cette couche est certainement assez fine, comme celle que je mets la nuit, et n’a rien à voir avec les couches que nous avons mises la nuit dernière.

- Viens, me dit-elle, il y a des clients, on va s’occuper d’eux.

- Tu veux que l’on aille parler à des gens ? Lui demandé-je étonné.

- Tu crois qu’on est venu au magasin pour faire quoi ? Ne t’inquiète pas, je suis là.

Je ne m’étais effectivement pas posé la question du pourquoi nous étions là. Je m’étais naïvement dit que c’était pour que l’on soit sous la surveillance d’adultes, mais pas que finalement ! Comme souvent maintenant, je suis donc Constance qui avance d’un pas sûr et décidé vers un couple de personnes âgées qui sont face à des déambulateurs.

Tout comme si elle était une adulte et une vendeuse aguerrie à ce métier de conseillère en vente, Constance demande à ces personnes si elles ont besoin d’aide, les conseille sur tel ou tel produit, vante les mérites des uns et des autres. Les clients sont, je pense, satisfaits et partent en direction du bureau où se trouve Amélie tout en portant un déambulateur.

- Tu vois, me dit-elle, ce n’est pas compliqué.

- Tu m’épates, dis-je. Jamais je n’aurais pensé que tu saurais faire cela et surtout que tu connaîtrais aussi bien les produits du magasin.

- Je ne les connais pas tous, reconnait Constance. Là où je peux le mieux aider, c’est sur les couches. D’ailleurs, viens, il y du monde qui attend que l’on s’occupe d’eux dans la zone incontinence.

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