🎢 Mathilda à Europa-Park

Partie 6 : Premiers manèges

⚠️ Ceci est une œuvre de fiction

⚠️ Reproductions et distributions interdites

 

La route se poursuit et Faustine et moi discutons toutes les deux pendant que nos mamans font la même chose entre elles.

- C'est quoi la différence entre les DryNites que tu portes et les couches que maman m'a acheté ?

- J'ai déjà vu des publicités à la télévision, me répond Faustine, et je crois que c'est une marque différente. Les tiennes c'est des Ninjamas et c'est la marque Pampers. Tandis que les miennes, c'est des DryNites de la marque Huggies.

- J'ai déjà vu des publicités pour DryNites mais jamais pour les Ninjamas.

- Je pense qu'elles ne sont pas vendues en France ces couches-là, mais en Allemagne on trouve en magasin des DryNites et des Ninjamas.

- Mais quand on voit des publicités à la télévision, c'est toujours pour la nuit. Elles peuvent aussi se porter la journée ?

- Oui bien sûr. Tu sais il doit y avoir très peu d'enfants qui en portent la journée, par contre la nuit, c'est assez fréquent. C'est pour ça que dans les publicités ils ne parlent que de ces couches pour le pipi au lit.

Faustine me fait la même réponse que maman, elles doivent certainement avoir raison et on ne doit pas être les seules à en porter en journée.

- Ta couche est mouillée toi ? lui demandé-je doucement.

J'ai hésité à poser ma question à Faustine et elle hésite un peu à me répondre. Nous étions déjà proches toutes les deux mais le fait de porter maintenant toutes les deux des couches nous lie encore plus.

- Oui tout à l'heure mais je me suis changé aux toilettes quand nous nous sommes arrêtés. Maman a toujours une couche propre dans son sac. D'ailleurs, tu crois que je pourrais essayer une de tes couches la prochaine fois ?

Sa question ne m'étonne pas plus que ça, et je dois même admettre que moi aussi je serais curieuse d'essayer une des siennes.

- Je pense que maman sera d'accord oui, mais seulement si toi tu me fais essayer les tiennes.

- D'accord, répond-elle avec un sourire. Mais dis donc, tu acceptes donc d'en porter maintenant ?

- Oui, j'ai réfléchi et après tout c'est peut-être une solution à mon problème, dis-je très honnêtement.

- Tu as bien raison.

- Et à mon tour de te poser une question : tu as fait exprès de faire pipi dans la tienne ou c'est un accident ?

- Ce n'est pas vraiment un accident... me répond Faustine.

- Je m'en doutais un petit peu tu sais, dis-je avec un petit sourire.

Le trajet se termine enfin et tata rentre dans un grand parking avant de trouver une place. Les valises pour l'hôtel sont laissées dans la voiture et seuls deux sacs à dos sont pris. Je vois d'ailleurs maman glisser deux couches dans le nôtre.

Je dois admettre que je suis un peu soulagée de savoir que je ne risque plus d'avoir un accident dans le parc. Enfin, je risque peut-être d'avoir un accident mais personne ne le saura à part nous quatre. Je vois au loin des manèges qui semblent monter très haut et aller très vite et cela me fait déjà peur…

Nous nous dirigeons donc vers l'entrée du parc et je sens ma couche à chacun de mes pas. Elle fait un petit peu de bruit mais je repense à ce que maman a dit, qu'avec le bruit autour de nous personne ne l'entendra.

Cette couche est certes plus épaisse qu'une culotte mais ce n'est pas désagréable, c'est même plutôt confortable.

- Pourquoi tu souris ? Me demande Faustine.

- Oh pour rien de spécial, dis-je en ne m'étant même pas rendu compte que je souriais.

Nos places étant déjà achetées sur Internet, nous passons rapidement l'entrée et commençons à faire toutes les quatre nos premiers manèges. Nous rigolons beaucoup et je sens qu'une légère envie de faire pipi commence à arriver.

J'en informe maman qui me dit qu'elle aussi aurait besoin d'y aller. Nous convenons donc de faire un petit arrêt aux toilettes avant le prochain manège.

Je constate que mon legging a entièrement séché et j'en suis bien contente. Il n'y a donc plus de signe de mon accident de tout à l'heure si ce n'est la couche que je porte.

Je n'ai pas une très très grosse envie de faire pipi, mais je pense que c'est préférable d'y aller. Une fois que vous y sommes passées toutes les quatre, nous nous retrouvons et commençons à discuter de la suite.

Cet arrêt aux toilettes que l'on vient de faire, m'a permise de vider ma vessie et je suis bien mieux. Au moins je n'ai pas eu d'accident dans ma couche.

Maman suggère alors de se faire un petit goûter et se propose d'aller nous acheter un petit quelque chose à boire et à manger. Nous disons tous à maman ce que nous voulons et elle s'en va passer commande avant de revenir à la table extérieure sur laquelle nous nous sommes installés.

Tout en buvant et mangeant, nous regardons le plan du parc qui nous a été donné à l'entrée. Même si ma cousine et ma tante connaissent plutôt bien le parc pour y être venus plusieurs fois, elles le regardent avec attention pour être sûres de louper aucun manège qu'elles voudraient faire.

- On ira quand à Rulantica ? Demande Faustine.

- C'est pas un château hanté j'espère, dis-je.

- Haha non, ne t'inquiète pas, c'est le parc aquatique, me répond Faustine. Tu verras, c'est génial, il y a de supers toboggans.

- On ira certainement demain, répond sa tante. Concentrons nous aujourd'hui sur les manèges.

- Est-ce que l'on ne se ferait pas maintenant l'Euro-Mir ? Demande alors Faustine.

C'est alors que le téléphone de maman sonne et elle y répond. Après deux ou trois banalités, elle nous fait comprendre que c'est son travail qui l'appelle pour un problème et nous fait comprendre que cela peut durer quelques minutes.

- Je vais faire quelques boutiques en attendant, nous dit tata, vous venez ?

Faustine, me connaissant, me regarde pour en avoir confirmation avant de lui répondre :

- Vas-y sans nous, on vous attend ici.

- Très bien, ne vous éloignez pas trop quand même. Je reviens d'ici 10 ou 15 minutes.

Je ne suis pas trop fan des magasins. Maman dit que je changerai d'avis en grandissant mais pour l'instant, c'est plus un supplice pour moi de les faire qu'un réel plaisir.

- Regarde, me dit Faustine alors que nous ne sommes plus que toutes les deux, ces deux jumelles dans leur poussette portent des couches.

Et effectivement, leur short très court ne masque pas leur couche.

- Tu vois, complète Faustine, nous ne sommes pas les seules.

- Heu... Elles n'ont pas le même âge hein... Elles ont peut-être 2 ou 3 ans, pas plus.

Je comprends en regardant Faustine qu'elle me dit ça sur le ton de la rigolade.

- Et celui-ci, dis-je à mon tour en regardant un petit garçon d'environ 2 ans qui passe devant nous, sa couche dépasse au niveau de la taille.

- La tienne aussi dépasse depuis tout à l'heure tu sais, j'ai oublié de te le dire, pardonne moi.

Je sens mon visage se glacer et je baisse immédiatement la tête pour vérifier. Si c'est vraiment le cas, j'imagine que si Faustine l'a vu, elle n'est sans doute pas la seule.

- Je blague, rassure toi, me dit-elle.

- Tes blagues ne sont pas drôles Faustine !

- Oui, oui, on me le dit souvent, me répond-elle toute contente d'elle-même.

Je connais pourtant ma cousine et je sais que c'est le genre de blague qu'elle aime et qu'elle fait mais je me fais pourtant avoir.

- Ah lui par contre, il a vraiment un accident, dis-je. Regarde ce garçon, il est plus grand que les enfants que l'on vient de voir et il s'est fait pipi dessus le pauvre.

- Il porte surtout une couche, dit Faustine. Regarde bien, il a une fuite à gauche et une à droite. À mon avis sa couche a atteint ses limites et commence à fuire car elle ne peut plus rien absorber.

Et en regardant plus attentivement, je constate que ma cousine à raison. D'ailleurs son short est plutôt gonflé à son entrejambe. Je regarde alors un peu plus en détail à quoi ressemble ce petit garçon et je constate qu'il n'est pas si petit. Je dirais qu'il a environ 7 ans. Il est accompagné de ses parents et certainement de sa petite sœur d'environ 2 ans.

Je suis malheureuse pour lui et je compatis. Je m'imagine à sa place et à la honte que j'aurais.

C'est alors que cette même famille vient s'asseoir à la table juste devant nous et commence à discuter.

- Kévin, tu ne pouvais pas nous dire que tu avais envie de faire pipi plutôt que de faire dans ta couche ? Le questionne son papa.

- Même ta petite sœur qui n'a pas encore deux ans nous prévient quand elle a envie, poursuit sa maman.

- La couche c'était juste au cas où, juste en cas d'urgence, ajoute son papa, ce n'est pas des toilettes. Bon, on va aller changer ta couche aux toilettes avant de continuer. Si tu continues on va te remettre des couches de bébés comme celle de ta petite sœur par contre.

Kevin est tout penaud et baisse la tête sans parler. Il attend certainement que l'orage passe et je ferais comme lui si j'étais à sa place.

- Regarde ces deux jeunes filles, lui dit sa maman en parlant de nous, elles ont à peu près ton âge, tu crois qu'elles en pensent quoi d'un petit garçon qui porte une couche et qui fait pipi dedans ?

Faustine et moi nous regardons. Nous ne nous attendions pas du tout à être prises à partie.

J'avais déjà de la peine pour lui et je suis encore plus triste d'entendre que ses parents essayent de le faire culpabiliser et essaie même de l'humilier car ils parlent à voix haute pour que toutes les personnes autour d'elles puissent entendre.

- Tu crois qu'elles portent des couches et font pipi dedans ? Rajoute son papa. Tu sais qu'à ton âge les enfants ne portent plus de couches.

Ses parents sont très durs avec lui et je crois que s'en est trop pour moi. Je me lève de mon siège, je jette un regard vers ma cousine qui me fait des gros yeux, et je fais quelques pas pour m'approcher de cette famille.

Pendant cette toute petite distance qui me sépare d'eux, plusieurs idées se bousculent dans ma tête. J'avance vers eux mais pour faire quoi ? Pour leur dire quoi ? En tout cas je sens ma couche et si auparavant cela m'inquiétait, elle me rassure maintenant, je sais qu'en cas de stress elle sera là, et cela a pour mérite de me donner confiance en moi et de faire baisser mon stress.

Voilà, je suis devant eux, toute proche, et ils me regardent.

- Je m'appelle Mathilda, j'ai 10 ans et oui, je porte une couche sous mes habits, dis-je très calmement tout en baissant l'avant de mon legging.

Tous les quatre me regardent d'un air ébahi. Je dois certainement les avoir un peu choqué et d'ailleurs je crois que je le suis aussi d'avoir osé faire ça. Je jette un coup d'œil derrière moi et je vois Faustine les yeux écarquillés.

- Et oui il m'arrive aussi de faire pipi dedans. Je ne le fais pas exprès ! Je ne le fais pas par choix, ça arrive et puis c'est tout. Je ne suis pas malade, c'est juste le stress de la vie et aussi des manèges.

Les parents de Kevin se regardent et je sens qu'ils ne savent pas quoi répondre.

- Ne disputez pas votre fils, ne le faites pas culpabiliser, ne lui mettez pas la honte devant d'autres personnes. Ce n'est très certainement pas de sa faute. Laissez lui le temps de grandir.

Je suis en train de faire la morale à deux adultes à propos de leur fils qui a quasiment mon âge... Incroyable. Je m'étonne de l'aplomb que j'ai et de la manière dont je leur parle.

Kévin me regarde et j'ai le sentiment qu'il me remercie de ce que je fais pour lui.

Sa maman s'approche un peu plus de moi et se penche pour être un peu plus à ma hauteur.

- Dis donc Mathilda, quelle leçon tu nous donnes, me dit-elle de manière assez sérieuse mais aussi avec un petit sourire. Tu es très mature pour ton âge.

Alors ça, si je m'attendais à ce que l'on me dise ça…

- Tu sais quoi... Me dit-elle en laissant planer le doute sur la fin de sa phrase.

Que va-t'elle me dire…

- Je crois que tu as raison Mathilda. C'est vrai que son papa et moi sommes peut-être un peu trop impatients avec Kévin, et nous allons lui laisser le temps de grandir comme tu dis. Après tout, ce n'est pas si important que ça. Merci à toi d'avoir eu le courage d'expliquer ce que tu ressens.

Ses paroles illuminent mon visage. Je ne savais pas si j'allais me faire disputer et c'est exactement l'inverse qui se produit.

- J'espère sincèrement que tes accidents vont s'arrêter bientôt en tout cas, poursuit-elle.

- Merci, lui dis-je. Merci pour vos paroles envers moi mais aussi pour Kévin. Je dois vous laisser maintenant.

Je me retourne et me dirige vers Faustine.

- Viens, lui dis-je, allons retrouver ta maman.

Et sans me retourner pour voir Kévin et ses parents, Faustine et moi nous rejoignons.

- Tu m'as épatée, me dit Faustine. Je n'aurais jamais cru que tu sois capable de faire ça !

- Je me suis faite pipi dessus, dis-je... Du moins dans ma couche.

- Tu as du bien stresser toi !

- Oui un peu, je ne savais pas comment ils allaient réagir.

- Je suis fière de toi cousine en tout cas, bravo !

- Merci, cela me fait plaisir ce que tu me dis.

Peu après, nous retrouvons tata et maman mais je préfère passer sous silence ce qu'il vient de se passer.

Nous décidons d'aller faire un manège avec des sensations un peu plus fortes et je commence immédiatement à m'angoisser.

Maman est un peu comme moi et pas très rassurée, tandis que tata et Faustine, elles, n'attendent que ça.

- On se fait le Blue Fire ? Demande Faustine.

- Houla, c'est quoi ça ? Demandé-je un peu inquiète. Ça à l'air de faire peur non ?

- C'est un rollercoaster, un grand huit si tu préfères.

- C'est le genre de manège qui me fait peur, dit maman.

- Et moi je dois reconnaître que je ne suis pas rassuré non plus, dis-je.

- C'est à partir de 7 ans, nous dit tata, ne faites pas les trouillardes ! Allez, on y va, faites nous confiance ! Et puis si on ne fait pas ce genre de manèges, on va vite s'ennuyer vous savez !

- On ne peut pas en faire un moins effrayant avant ? Demande maman. Car celui dont vous parlez c'est le grand huit qui est bleu avec des loopings ?

- On peut s'échauffer avec l'Euro-Mir avant, pourquoi pas, nous dit tata. Il est à partir de 8 ans, mais va moins vite et n'a pas de loopings.

- Bon, allons-y alors... Termine maman moyennement rassurée.

C'est donc en marchant tranquillement et en discutant que nous nous rapprochons du manège. Je suis inquiète, certes, mais je me dis que si c'est à partir de 8 ans, c'est que cela ne doit pas faire trop peur.

- Regardez, on le voit, dit tata.

Oh là là, mais c'est qu'il fait peur ce manège... On voit un chariot circuler et il est très haut. Moi qui ai un peu le vertige... Des gens crient, certains ont les mains en l'air mais d'autres se tiennent fortement.

Nous sommes maintenant devant le début de la file et toutes les quatre nous regardons la sortie où l'on peut voir des personnes qui rigolent. Je peux y voir des enfants de notre âge et même moins. Ils ont l'air heureux de ce manège et cela me rassure un peu.

- Je ne suis plus très sûre de vouloir y aller, dit maman.

- Allez, on ne réfléchit pas 30 min, nous dit tata, on y va toutes les quatre, comme c'était prévu. Faites moi confiance, vous ne regretterez pas de l'avoir fait.

Maman se laisse convaincre et nous commençons à faire la queue. Cela va relativement vite car il n'y a pas tant de monde que ça. Je sens que le stress commence à monter en moi. Et je sais que lorsque je suis stressée j'ai ces petits accidents de pipi. Là au moins je sais que j'ai ma couche et c'est ce qui fait que je me sens un peu moins stressée qu'en temps normal je pense. J'ai quand même déjà fait un pipi dedans tout à l'heure, il ne faudrait quand même pas que je la fasse déborder.

Trente minutes se passent environ et c'est bientôt à nous d'embarquer. Il a été convenu que maman monterait à côté de tata et que je serais à côté de ma cousine Faustine.

Les gens devant nous sont les derniers à pouvoir embarquer dans le train précédent, et nous serons donc les prochains à pouvoir monter dans le train suivant.

- C'est génial, nous dit Faustine, nous pourrons choisir nos places. On montera devant, je n'ai jamais eu la chance d'y aller !

Je ne suis pas aussi enthousiaste qu'elle, et encore moins sereine car je sais que c'est l'endroit où l'on voit le mieux, notamment dans les grandes descentes où l'on voit le sol se rapprocher à toute vitesse. Je ne veux pas lui dire que je préférerais aller au milieu ou à l'arrière, Faustine semble tellement contente et impatiente. Je ne voudrais pas lui gâcher ce plaisir.

Le train devant nous démarre et nous nous installons dans celui qui vient de se vider. Le train précédent s'est engouffré dans un tunnel noir et rien que cela me fait peur. Comme convenu, Faustine s'est installée tout devant et je la suis. Je suis un peu fébrile, et je sens que mes jambes tremblent un petit peu.

- N'aies pas peur Mathilda, me dit Faustine, il n'y aura pas d'accident, les manèges sont des machines très contrôlés, il n'y a vraiment aucun risque. Et tu sais ce manège est tranquille même si ça un peu vite à un moment.

- Ce n'est pas vraiment d'un accident de manège dont j'ai peur, mais plus d'un accident que je pourrais avoir.

- Je te rappelle que tu portes une couche, et que même si tu fais pipi, il sera dans ta couche et pas dans tes habits.

C'est vrai que je porte une couche depuis la station d'autoroute et de savoir que j'en porte une me redonne un peu confiance en moi. Faustine a raison, il faut que j'essaye de profiter de ce moment. Je crois qu'en fait j'ai beaucoup plus peur de l'accident de pipi que des sensations que procurent les manèges.

Oh et puis après tout, j'ai déjà fait pipi dedans tout à l'heure, alors bon, un de plus ou un de moins. Je reprends confiance.

Voilà, la personne chargée de la sécurité vient rabattre sur nous le harnais qui nous maintient dans le siège et qui fait que nous n'allons pas tomber. Je n'ai plus le choix maintenant, et le départ va bientôt se faire.

J'entends maman parler à tata, elles sont juste derrière nous. Maman dit qu'elle a peur et tata lui tient la main. Les miennes de main sont solidement fixées sur le harnais, et je ne compte pas les enlever avant l'arrêt complet du manège. Je regarde Faustine et son sourire en dit long sur son excitation. Moi je suis contente d'être là, même si je ne fais pas la fière.

Le train part, doucement d'abord puis un peu plus vite. J'ai envie de faire pipi mais je vais essayer de me retenir. Le train accélère et se met à tourner sur lui-même. Après, je ne sais pas trop ce qu'il se passe car je ferme les yeux.

J'entends maman crier, mais aussi Faustine rigoler. Je sens qu'on passe dehors et que l'on rentre à l'intérieur. Je suis balancée de gauche à droite, ça freine, ça accélère et finalement le train ralentit et s'immobilise.

- C'est trop génial, nous crie Faustine alors que les harnais nous libèrent.

- Et bien moi, je n'ai pas eu aussi peur que ce que je ne l'aurais cru, dis-je.

- Tu as pourtant fermé les yeux pendant tout le manège, me répond Faustine en rigolant.

- Moi pareil, répond maman. Allez, sortons vite d'ici.

Je suis plutôt contente de moi car j'ai réussi à affronter ma peur. J'ai cependant le sentiment qu'un peu de pipi est sorti dans ma couche et je place machinalement une main à mon entrejambe.

- Tu es mouillée ? me demande alors maman en me voyant faire.

Je n'ai pas été très discrète sur ce coup là. Je suis grillée mais en même temps cela allait forcément se voir à un moment donné. Et puis bon, de toute façon je risque la fuite si j'attends trop avant de me changer. Je ne voudrais pas qu'il m'arrive la même chose qu'à Kevin.

- Oui maman.

Nous sommes à peine sortis du manège que maman m'arrête dans un recoin d'un chemin.

- Je peux vérifier ?

Sans attendre ma réponse, maman tâte à son tour et sa réponse est sans appel :

- Mouillée, et pas qu'un peu... Heureusement que tu portais cette couche Mathilda.

Bon, c'est pas comme si je ne m'en étais pas rendu compte, mais c'est sûr que cela m'attriste quand même.

- Et toi Faustine ? Lui demande ma tante.

- Je crois bien que je suis aussi un peu mouillée.

Nos mamans respectives se décident à faire un arrêt aux toilettes pour vérifier plus en détail l'état de nos couches. Cela me fait bizarre. Je suis depuis quelques heures en couche comme un bébé et maman doit vérifier si j'ai besoin d'être changé ou pas.

Peu après Faustine entre donc avec sa maman dans une cabine de WC et je fais de même avec maman.

Elle ne me fait pas de sermon, et j'ai juste droit à un : "C'est une bonne chose que tu ais porté cette couche". Nous ressortons une fois que j'ai été changé dans une couche propre.

Cela fait du bien d'être au sec même si je ne me sentais pas vraiment mouillé. C'est surtout l'épaisseur qui commençait à me déranger. Au moins maintenant est sèche et surtout moins épaisse.

La matinée se passe ainsi, au gré de différents manèges et de rigolades en famille. Je passe un excellent moment et je crois que c'est le cas de tout le monde.

Le repas de midi arrive et nous nous arrêtons dans un restaurant dans lequel nous achetons des sandwichs pour que cela ne nous coûte pas trop cher.

Alors que nous sommes assises à une table, j'aperçois un peu plus loin Kevin et sa famille, eux même en train de déjeuner.

- J'allais te dire que je venais de le voir mais toi aussi, me dit Faustine.

- J'espère que ses parents sont un petit peu plus gentils avec lui.

- Ça je ne ne sais pas, mais en tout cas sa couche dépasse à l'arrière de son short.

- Ah oui le pauvre, dis-je tout en mettant ma main dans mon dos pour vérifier si ce n'est pas la même chose pour moi.

- Ne t'inquiète pas, je te l'aurais dit si c'était le cas, me répond Faustine avec un clin d'œil.

Je suis contente que Faustine veille sur moi et je compte bien faire de même pour elle.

Le repas se termine rapidement et nous partons continuer d'arpenter le parc. Je me fais la remarque que je ne pense plus à ma couche et que c'est devenu presque naturel pour moi d'en porter une maintenant. Ce n'est que quand une envie de faire pipi se manifeste que je me rappelle ce que je porte. Jusqu'à maintenant nous n'avons pas refait de manèges à sensations fortes, et je n'ai pas stressé comme tout à l'heure.

- Et si cette fois-ci on faisait le "Blue Fire" ? nous questionne Faustine.

- Le grand huit qui fait un looping et qui va très vite ? demandé-je en regardant maman quelque peu inquiète elle aussi.

- Oui, c'est bien celui-là, me confirme tata. Allez courage toutes les deux. Vous avez déjà fait l'autre tout à l'heure, vous verrez celui-ci n'est pas beaucoup plus impressionnant.

Bon, je peux essayer de prendre sur moi, me dis-je. Après tout, les sensations procurées par les manèges de ce style me plaisent. Ce qui ne me plait pas c'est les conséquences que cela peut avoir sur moi mais maintenant je porte une couche et elle me protègera en cas d'accident.

- D'accord, dis-je toute heureuse.

Faustine et nos mamans respectives me regardent étonnées mais souriantes.

- Tu m'étonnes Mathilda, me répond maman. Mais si tu es d'accord pour y aller, je suis aussi !

Et c'est ainsi que nous prenons la direction de ce manège. Même si je suis rassurée par ce que je porte, il n'en reste quand même pas moins qu'une petite boule qui se forme dans mon estomac à l'approche du manège.

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