🏹 Les vacances de Simon
Partie 3 : Au Burger King
⚠️ Ceci est une œuvre de fiction
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Nous rentrons dans le Burger King et nous allons directement à une borne pour commander. Papa choisit ce qu'il veut, et il me laisse la place pour que je choisisse à mon tour. Il paye et nous prenons un chevalet avec le numéro de notre commande avant de nous installer à table.
- Reste debout, me dit papa alors que je vais m'asseoir.
Lui s'assied et je ne comprends pas pourquoi il me dit ça, du moins jusqu'à ce que je le vois déchirer le paquet de couches.
- Je te donne une couche et tu vas aux toilettes pour la mettre, me dit-il.
- Tu veux que je mette une couche maintenant ? Dis-je en chuchotant.
- Il faut que tu en essayes une oui.
- Mais pourquoi maintenant, pourquoi ici ?
- On a un rendez-vous pour ton inscription au centre aéré tout à l'heure, il faut commencer maintenant à jouer ton rôle.
- Mais elle va vérifier que j'en ai une ?
- Je ne sais pas, mais dans le doute, mets-en une. Tu préfères la mettre devant moi dans la voiture tout à l'heure ?
- Non…
- Alors va la mettre aux toilettes. Tu as besoin d'aide peut-ĂŞtre ?
- Non ça ira, je ne suis plus un bébé.
Je ne suis plus un bébé mais je vais quand même porter une couche ! Et qui en porte habituellement ? Les bébés ! Quelle ironie…
Ce qui m'aide, c'est de penser à la console. Je prends donc discrètement la couche qu'il me tend et je la glisse sous mon sweat pour la cacher le temps du trajet. Le peu que je l'ai vu, elle semble grande.
Je me dirige donc vers les toilettes et m'y engouffre. Je ferme la porte à clé en vérifiant deux fois que personne ne puisse l'ouvrir.
La couche est extraite de sa cachette. Je l'ai dans les mains et je l'observe. D'une certaine manière, elle ressemble à un boxer ou peut-être à un slip. Elle est cependant bien plus épaisse.
Bon, je ne vais pas y passer la journée, je n'ai pas envie de manger mon burger froid. J'essaye d'enlever mon jean sans enlever les chaussures mais ça ne passe pas. J'enlève donc les chaussures puis mon jean. Je baisse ensuite mon boxer avant de le poser sur le lavabo.
Je suis maintenant nu, du bas du moins. Je me regarde et je me trouve ridicule déjà maintenant alors je n'ose pas imaginer ensuite.
Papa m'a expliqué ce qu'était la puberté et des copains à moi l'ont un peu commencée, pas moi. D'ailleurs je ne suis pas très grand en taille, je fais partie des plus petits du collège. J'espère d'ailleurs vraiment rattraper mon retard.
Je reprends la couche dans les mains et commence à l’ouvrir. Je passe un premier pied dedans, et un deuxième. Je remonte maintenant la couche le long de mes jambes avant de la mettre à sa place.
C’est assez bizarre d’avoir cette couche sur soi. Déjà , je dois reconnaître que c’est plutôt confortable et agréable à porter, j’avoue que je ne m’y attendais pas. La taille est tout de même un poil trop grande et je me fais la remarque que des enfants bien plus grands que moi pourraient en mettre.
Ce à quoi je ne m'attendais pas du tout, c'est l'épaisseur de cette couche. Devant, derrière, mais aussi à l'entrejambe.
Un regard dans le miroir face à moi me renvoie une image qui n'est pas la mienne. Je ne comprends pas qui est ce petit garçon, de peut-être 7 ans, qui porte une couche.
Console, console, console. Voici ce que je me répète pour me donner du courage.
Il faut que je me dépêche, il y a quelqu'un qui essaye de rentrer dans les toilettes, heureusement que la porte est fermée d'ailleurs. J'attrape mon boxer, l'enfile et le remonte par-dessus la couche. Je fais de même avec mon jean et c'est là que les problèmes commencent, la couche est trop volumineuse et le jean ne passe pas.
À force de tirer dessus, je parviens à le remonter mais il ne sera pas possible de remonter complètement la fermeture éclair et encore moins de mettre le bouton.
Je remets mes chaussures car quelqu'un essaye de nouveau d'ouvrir la porte. Il faut que je sorte, je verrai avec papa ce que l'on fait.
Moins d'une minute plus tard, je déverrouille la porte après avoir remis mon sweat de manière à cacher le haut de mon jean resté ouvert.
Quand je retrouve papa assis à table, un serveur dépose au même moment notre commande.
Ces quelques pas depuis les toilettes me perturbent, ou du moins c'est la couche qui perturbe mes pas. Je ne marche pas comme d'habitude car elle m'écarte un peu les jambes.
- J'ai un problème, dis-je à papa en m'arrêtant devant lui.
- À cause de ta couche ?
Je vois qu'il regarde mon pantalon.
- Oui, elle est trop grosse, je ne peux pas fermer mon jean.
- C'est vrai que ton jean est particulièrement serré. Mangeons pendant que c'est chaud, on regardera ça après.
- Mais je peux aller l'enlever sinon.
- Non Simon, mange, on verra ensuite ce que l'on décidera.
C'est sans grand plaisir que je mange mon burger et mes frites. La couche que je porte me gĂŞne et se fait sentir entre mes jambes. Je n'aime pas du tout.
Je me dépêche même de manger mais papa, lui, ne se presse pas. Ce n'est qu'au bout de 10 minutes qu'il termine enfin.
- Montre moi, me dit-il.
- Ici ?
- Oui, mets toi debout et lève légèrement ton sweat.
Je fais ce qu’il me demande et il me fait signe d’approcher de lui. Il essaye alors de tirer la fermeture éclair mais rien n’y fait.
- Tu vois, dis-je, ça ne passe pas.
- Effectivement, et je ne vois qu’une seule solution.
- L’enlever ? questionné-je.
- Non, changer de pantalon. Les couches ne sont pas vraiment adaptées aux jeans, on va aller t’acheter un jogging. En plus tu seras bien plus à l’aise dedans.
- Mais on peut aller à la maison plutôt, j’en ai des un peu plus large des jeans.
- On a pas vraiment le temps là . Dans 15 minutes il faut que l’on parte à notre rendez-vous. Suis-moi, on va aller chez Kiabi, ils ont un magasin dans la galerie marchande.
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