🦵 Arthur chez le kiné
Partie 2 : Enfin, je sais
⚠️ Ceci est une œuvre de fiction
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Je suis sur la route avec papa, en voiture, et nous allons chez le kiné pour mon deuxième rendez-vous. Depuis le premier, je n’ai pas arrêté de penser à Carine et à la couche qu’elle portait. Cela a monopolisé mon cerveau à plein temps, en tout cas c’est l'impression que j’ai eu. J’ai beaucoup réfléchi à la situation et je me suis posé beaucoup de questions. Par exemple, est-ce qu’elle n’en portait que ce jour-là ? Est-ce que ça peut être lié à ses problèmes de fille ? Je me suis aussi demandé si je serais capable d’en parler avec elle et comment je réagirais si jamais elle m’en parlais. Bref, ces quelques jours m’ont énormément fait réfléchir.
- Tu rentres en bus aujourd’hui, me dit papa, je ne pourrai pas te ramener. J’ai un rendez-vous chez le coiffeur et je ne serai pas là à la fin de ta séance.
- Oui papa, tu me l’as déjà dit deux fois et maman aussi.
- Je voulais être certain que tu sois au courant. Tu m’as l’air ailleur ces derniers temps.
Ça, je ne le sais que trop bien, me dis-je à moi-même.
Aujourd’hui, c’est plutôt un temps de pluie, il ne fait pas très beau. Quelques gouttes tombent par moment. Aussi j’ai préféré mettre un jogging plutôt qu’un short. J’adore les joggings de toute façon, c’est agréable pour faire du sport, c’est doux et confortable. Je ne comprends d’ailleurs pas que des gens préfèrent les jeans. J’avoue que j’ai choisi mon préféré ce matin car j’ai pensé à Carine. Je me suis aussi coiffé à la façon que j’aime et on me dit souvent que ça me va bien.
C’est donc plutôt en mode “beau gosse” que je rentre dans le cabinet de kinésithérapie en espérant y trouver Carine. Romain est d’ailleurs dans l’entrée et nous nous saluons. Il me demande de patienter quelques instants en salle d’attente, ce que je fais. C’est avec joie que je constate que Carine y est déjà .
- Bonjour Carine, lui dis-je en m’étant promis de ne pas être aussi bête avec elle que la dernière fois.
- Bonjour Arthur, me répond-elle tout sourire. Tu vas bien depuis la dernière fois ?
- Super et toi ? Les cours se sont bien passés ?
Tout en discutant avec elle, j’essaye de voir si, comme la dernière fois, elle porte une couche. Étant assise et portant un jogging, je ne peux rien dire. Comme l'autre fois, Carine a son sac à dos koala. Cela fait un peu enfantin mais avec son visage d'ange, cela lui va très bien je trouve.
- Oui très bien. Mais d’ailleurs, tu es dans quel collège toi ? Et dans quelle classe ?
- Je suis au collège Jules Verne. Ce n’est pas mon secteur mais dans ce collège qu’il y a une section sport handball. Et je suis en 5ème. Et toi ?
- Moi je suis en 5ème aussi, et je suis au collège Barnonville. Trop cool ta tenue, j’adore.
- Merci, c’est gentil.
Nous discutons quelques minutes tous les deux. Je suis moins intimidé que la dernière fois mais toujours sous le charme, peut-être même plus d’ailleurs. C’est alors que Romain vient nous chercher.
- Je t'en prie, dis-je de manière galante à Carine pour qu'elle passe la première.
- Merci.
Je suis peut-être galant mais c'est avec une arrière pensée que je fais cela. Carine se lève alors et avance dans la salle d'attente pour se diriger vers la sortie. Mon regard est bien évidemment posé sur son postérieur. Son jogging gris avec des bandes roses sur les côtés est assez joli mais comme il est assez ample, j'ai du mal à deviner ce qu'il peut y avoir en dessous.
- Ça va ? Me demande alors romain avec un sourire alors que je passe devant lui.
- Oui, dis-je, ça va.
Je pense que je viens de me faire griller, une nouvelle fois. J'ai l'impression d'entendre ce même petit bruissement de plastique que la dernière fois mais je n'en suis pas sûr du tout. Finalement, c'est peut-être mon imagination qui me joue des tours.
La séance se passe quasiment de la même manière que l'autre fois, si ce n'est que cette fois-ci, Romain s'occupe d'abord de Carine pendant que je fais des exercices seul et c'est ensuite l'inverse. J'essaye d'observer Carine directement en vue d'avoir la confirmation, ou non, de ce que j'ai cru voir l'autre jour.
Alors que la séance est prête de se terminer, Carine fait une demande à Romain :
- Je peux emprunter les toilettes avant de partir ? Je dois…
- Bien sûr, lui dit-il en lui coupant la parole, aucun souci. Tu sais où elles sont maintenant. Mais j'ai mieux à te proposer que ces toilettes là qui sont un peu exiguës. Prends celles qui sont dans mon bureau. Je te montrerai où elles sont.
Et là , mon cerveau se met à cogiter. Pourquoi avoir besoin de toilettes plus grandes si ce n'est pour changer… sa couche. Peu après, nous sortons de la pièce, comme l'autre fois, à la file indienne. J'ai réussi à me positionner derrière Carine mais j'essaie d'être discret car Romain marche derrière moi. Comme en arrivant, je n'ai aucune certitude. Elle a bien un postérieur un peu rebondi mais rien de flagrant, en tout cas pas autant que la dernière fois.
- Viens Carine, lui dit romain alors que nous arrivons dans l'entrée du cabinet, suis-moi, je te montre.
- Tu m'attends ? Me demande Carine. Tu n'es pas pressé ? Je vais être rapide.
- Prends ton temps, je t'attends.
Je la regarde alors s'éloigner et décide ensuite d'aller l'attendre dehors. C'est donc en réfléchissant que je sors. Que puis-je faire pour avoir cette certitude ? Oserais-je lui poser la question ? Si elle est en train de se changer, c'est qu'elle doit avoir des couches de rechange. Et où les rangerait-elle si ce n'est dans son sac à dos ? Voilà , c'est ça que je dois faire, je dois aller vérifier le contenu de son sac !
- Je suis lĂ , entends-je alors d'un coup.
Je me retourne alors et je vois Carine qui s’avance vers moi. Je m'efforce de rester discret en ne regardant pas autre chose que ses yeux, ce n'est pourtant pas l'envie qui m'en manque.
- On doit aller faire des courses avec maman, me dit-elle. D'ailleurs elle arrive. Ton papa n'est pas lĂ ?
- Il avait un rendez-vous et m'a dit de rentrer en bus.
- Tu habites loin ? On peut même te déposer.
- Oh ce n'est pas la peine, dis-je.
À peine ai-je dit cela que je le regrette. Bien sûr que j'ai envie qu'elle me ramène, bien sûr que j'ai envie de passer du temps avec elle, de mieux la connaître.
- Tu habites oĂą ? Me demande Carine alors qu'une voiture se gare juste devant elle.
- Rue Antoine de Saint Exupéry.
- Ah mais je la connais, on habitait juste à côté avant.
Carine ouvre alors la portière de la voiture et se penche pour parler à sa maman. Et là , ce que je n'osais pas imaginer, se produit. Le t-shirt de Carine est légèrement remonté dans son dos, découvrant ainsi ce qui dépasse de son jogging. C'est blanc, légèrement froncé et en plastique.
- Maman est d'accord, on te ramène, me dit Carine en se relevant et en se retournant vers moi. Monte à l'arrière.
Et c'est ainsi que Carine et sa maman me ramenèrent à la maison. Moi, toute la fin de journée et la soirée, j'ai pensé à ce que j'avais vu. Carine, cette fille si jolie et si gentille porte des couches. Moi, qui pour une raison inconnue, rêve d'en porter, me procure de quoi réfléchir à quoi faire. J'imaginais déjà qu'il me serait possible d'en prendre dans son sac, mais finalement, je pourrais aussi devenir son ami, peut-être même aller chez elle, dormir chez elle, porter moi-même une couche.
Je me suis fixé ce soir-là comme objectif d'obtenir son numéro de téléphone la prochaine fois que nous nous verrons.
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