🎢 Mathilda à Europa-Park

Partie 3 : Retrouvailles

⚠️ Ceci est une œuvre de fiction

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Nous récupérons enfin nos valises et nous nous dirigeons vers la sortie. Moi je me sens mieux, bien mieux. Le fait d'avoir posé les pieds en dehors de l'avion me rend presque euphorique et je suis très impatiente de retrouver ma cousine, cela fait deux ans que je ne l'ai pas vu, elle a dû bien changer.

- Regarde, dit maman, elles sont là.

Effectivement, tata et Faustine sont là à nous attendre. Il ne nous reste plus qu'à passer une dernière porte et nous pourrons leur dire bonjour. C'est à cet instant que je me rappelle que j'ai toujours la serviette hygiénique dans ma culotte. Je ne la sens pas mouillée mais tout à l'heure non plus, alors qu'elle l'était.

- Je peux aller aux toilettes maman ?

- Si c'est très urgent oui, mais sinon on va aller les retrouver, elles nous attendent.

- Ça peut attendre... dis-je tout de même un peu déçue mais aussi impatiente d'aller les voir.

J'aurais vraiment bien aimé enlevé ma serviette, mais tant pis, je le ferai chez Faustine. J'espère que maman n'en parlera pas devant elles.

Nos valises à la main, nous passons donc la dernière porte et les retrouvailles se font. Elles sont super contentes de nous retrouver et nous aussi. Faustine a bien changé ! Elle a grandi et s'est aussi affinée. Nous restons bien cinq minutes à discuter avant de partir regagner la voiture.

Les discussions continuent de bon train pendant le trajet. Faustine et moi sont installées à l'arrière tandis que les mamans sont à l'avant.

- Je te l'ai déjà dit, m'annonce Faustine, mais je suis trop contente que tu viennes quelques jours à la maison.

- Je suis contente aussi, dis-je. Je suis sûre que l'on va bien s'amuser.

- Surtout quand on sera à EP. Mais au fait, désolée si je suis un peu indiscrète, mais tu as toujours quelques... accidents quand tu es stressée ?

Je ne m'attendais pas à une telle question et je ne sais pas trop quoi lui répondre. D'un côté j'ai envie d'être honnête, surtout qu'il est fort probable que des accidents m'arrivent. Et d'un autre, c'est quand même la honte, alors en parler avec elle je n'en ai pas trop envie.

- Oui, dis-je un peu gênée.

- Ne sois pas gênée Mathilda, tu sais que je portais des DryNites la nuit la dernière fois que l'on s'est vu ?

- Oui à cause de ton pipi au lit, dis-je intriguée par ce qu'elle va me dire ensuite.

- Tout à fait. Je fais toujours pipi au lit la nuit et je me protège encore la nuit pour éviter que mon lit ne soit mouillé. Tu vois, ce n'est pas très glorieux pour une fille de mon âge. Seules certaines copines sont au courant et les autres n'ont pas à le savoir. Je me dis que c'est comme ça et que ça finira bien par passer.

Je suis admirative de la manière dont Faustine gère cette situation et j'aimerais bien être capable d'avoir sa force de caractère.

- J'ai quelque chose à t'avouer, dis-je à demi voix.

- Oui dis moi, je ne me moquerai pas, et je ne dirai rien à personne, je te le promets.

- Pour le voyage en avion, maman m'a proposé une de ses serviettes hygiéniques pour éviter de mouiller mes habits et... je l'ai mouillée. Je me suis changée pour en mettre une autre et je pense qu'elle l'est à nouveau...

- Tu as eu bien raison ! On a tous nos petits problèmes et des petits secrets. Je ne t'ai pas tout dit par rapport à moi. Je t'ai dit que je continuais à me protéger à la nuit mais pour être totalement honnête, je ne porte plus de DryNites mais des couches avec des attaches sur les côtés.

- Ah bon ? Des couches de bébé ? Mais pourquoi ça ?

Aussitôt ais-je parlé que je suis gênée de ce que je viens de dire sur Faustine, je viens de la traiter de bébé et je m'en veux.

- Pardon Faustine, je ne voulais pas dire ça.

- Ne t'inquiète pas, ce n'est pas grave, je ne l'ai pas mal pris. Déjà, ce ne sont pas des couches de bébé, mais des couches pour enfants plus grands, on appelle d'ailleurs ça des protections, mais de toute façon, ça sert à la même chose donc on peut les appeler des couches. Et puis celles que je porte ne se trouvent pas en supermarché, on est allé dans une pharmacie les chercher. Elles sont un peu plus grandes évidemment, elles ont aussi deux attaches de chaque côté et elles n'ont pas de dessins dessus. Maman dit d'ailleurs que ce sont des couches médicales.

- Mais pourquoi tu mets ça ?

- C'est maman qui m'a demandé si je serais d'accord. Elle m'a dit que les DryNites coûtent très chères, surtout depuis que je suis passée à la taille du dessus. Apparemment ça passait du simple au triple pour le prix.

- Et tu as été d'accord ?

- Au début, j'avoue... pas trop. Je lui ai dit comme ce que tu m'as dit, que c'était des couches pour bébés et elle m'a dit que non, elle m'a bien expliqué les différences. Ce qui ne me plaisait pas c'est que je ne pourrais plus aller aux toilettes si j'en avais besoin mais quand j'y repense, je n'y vais jamais une fois que j'en porte une. Et puis cela ne se voit pas sous mon pyjama ! Que cela soit une DryNites ou une ces nouvelles couches, ça ne se voit pas. On en a donc longuement parlé et j'ai accepté de faire un essai.

Wow... Si je m'attendais à entendre tout ça de la part de ma cousine... Je la trouve décidément très courageuse, moi je ne sais pas si j'aurais été capable d'accepter ça.

- Maman est donc revenue le soir avec un paquet de ces couches. Au moment d'aller me coucher, c'est elle qui me l'a mise car c'est plus compliquée avec les attaches, je ne peux donc plus les mettre moi même. Je me suis endormi comme d'habitude après avoir mis mon pyjama et le matin je l'ai enlevée. Finalement ça ne fait pas une grosse différence avec les DryNites et je sais que maman est contente car ça lui coûte moins cher.

- Mais quand tu vas dormir chez une copine ou que quelqu'un vient dormir chez toi ?

- Il est rare que j'aille dormir chez une copine, cela ne m'est d'ailleurs arrivé qu'une seule fois. Et c'est la maman de ma copine qui m'a mis ma couche. Ma copine était de toute façon au courant que je faisais pipi au lit et que je portais une couche. C'est plus son petit frère qui s'est moqué mais bon, les garçons sont bêtes, tout le monde le sait !

- Donc ce soir tu vas en porter une ?

- Oui bien sûr, et aussi à l'hôtel quand on sera à EP demain soir.

J'avais oublié que l'on partait dès demain à EP et aussi que l'on dormait à l'hôtel. Cela me rappelle que je porterai aussi une serviette en journée pour éviter les petits accidents.

La discussion entre Faustine et moi continue, jusqu'à ce que l'on arrive enfin. Les bagages sont descendus et je pose ma valise dans la chambre de Faustine et cela m'amuse car je vois qu'elle est un peu en bazar, comme l'est la mienne. J'ai très envie d'aller faire pipi et aussi d'aller enlever la protection que je porte, aussi je me rends dans la foulée aux toilettes.

À peine ai-je fermé la porte que je me déshabille. Ma culotte est baissée et instinctivement je m'assois sur les toilettes. C'est là, en baissant le regard et tout en faisant pipi, que je regarde la serviette hygiénique que m'a donnée maman. Celle-ci est une nouvelle fois mouillée. J'aurais donc eu deux accidents dans mes habits si je n'avais pas accepté la solution de maman.

J'ai terminé de faire pipi, et j'enlève alors la serviette de mon sous-vêtement, quand je vois que ce dernier est légèrement mouillé. La serviette a légèrement fuit et j'en ai honte, je sens que mon visage devient rouge. Je me rhabille et sors des toilettes avant de me rendre à la salle de bain juste à côté pour y laisser la serviette usagée. Je sens un peu d'humidité à mon entrejambe mais tant pis, ça séchera.

J'entends maman discuter avec ma tante au salon et je décide d'aller voir ce que fait Faustine. Quand j'arrive dans sa chambre je vois qu'elle est en train de ranger. Elle tient d'ailleurs dans ses mains un paquet qu'elle va pour mettre dans son placard.

- Ah tu es là, me dit-elle. Je suis en train de ranger un peu ma chambre. Maman m'avait demandé de le faire avant que tu n'arrives mais j'ai oublié.

- Je vais t'aider si tu veux.

- Avec plaisir oui, j'ai horreur de ça.

- Je suis comme toi, dis-je très souriante.

Tout en parlant, j'approche d'elle et regarde le paquet qu'elle va pour ranger. Je peux y voir le dessin d'une couche ou tout du moins c'est que j'ai comme impression. Faustine doit voir que cela me questionne car elle aborde le sujet.

- Oui c'est le paquet de couches que je porte dorénavant la nuit à la place des DryNites.

En disant cela, je vois qu'elle met une main dans le paquet et en sort une couche. Je suis encore une fois stupéfaite de voir à quel point cela lui importe peu de parler de couche et encore moins de les montrer. Cet objet appartient pour moi au monde des bébés et j'aurais honte si j'étais à sa place.

- Voilà à quoi ça ressemble, ajoute-t-elle tout en posant le paquet et en utilisant ses deux mains pour déplier la couche.

Je regarde Faustine et la couche qu'elle tient dans les mains, et je la trouve immense. Elle a certes la forme d'une couche pour bébé, mais elle est très grande. Je le sais car quand je vais chez Julie, elle s'occupe de temps en temps de changer la couche de sa petite sœur de 2 ans lorsqu'elle va faire la sieste.

Faustine tourne la couche dans tous les sens et finit par la poser sur le paquet de couche déjà dans le placard.

- Enfin bon, tu sais à quoi ressemble une couche.

Nous continuons un bon moment à ranger sa chambre tout en discutant de différentes choses. Cela me fait tellement plaisir de la retrouver et nous avons tellement de choses à nous dire que nous ne voyons pas le temps passer.

Au bout d'un moment nous sommes appelés pour passer à table. Maman est fatiguée ce soir, elle baille beaucoup et je le suis aussi même si je n'aime pas aller me coucher. Peu après le repas, nous passons toutes les quatre par la salle de bain où nous prenons une douche et nous nous mettons en pyjama.

Quand je reviens dans la chambre de Faustine, maman, tata et Faustine sont là à discuter.

- Tu es bien allé faire pipi aux toilettes Faustine ? lui demande sa maman.

- J'en viens oui pourquoi ?

- Tout le monde va se coucher, ajoute sa maman. Je sais qu'il n'est pas très tard mais demain on se lève tôt et puis nos invités sont fatigués.

Je vois que Faustine n'est pas la plus contente mais ne dit rien et s'allonge sur son lit. Sur le coup, je ne comprends pas pourquoi elle se met dessus, sans enlever la couette. Je comprends quand elle replie les jambes, soulève ses fesses et baisse son bas de pyjama. Elle attend tout simplement que sa maman lui mette sa couche pour la nuit.

Je suis un peu gênée et maman l'est visiblement aussi car nous nous éloignons toutes les deux en direction de la porte.

- Vous pouvez rester, dit Faustine, cela ne me gène pas.

Maman et moi nous arrêtons donc près de la porte tout en nous regardant.

- Tu es bien allé faire pipi toi aussi ? me demande-t-elle.

- Oui, j'y suis allé juste avant de prendre ma douche.

D'un œil distrait, je regarde la scène qui me semble quelque peu irréaliste. Je savais que ma cousine faisait encore pipi au lit et qu'elle mettait une DryNites pour dormir mais pas qu'elle se ferait mettre une vraie couche par sa maman. J'ai de la peine pour elle même si ça semble lui importer peu. Je me dis aussi que je n'aimerai pas être à sa place et que je préfère vraiment avoir mes petits problèmes la journée plutôt que les siens la nuit.

Ca y est, sa maman a terminé. Faustine a levé une nouvelle fois ses fesses et sa maman lui a remonté son pyjama. Faustine est maintenant debout et même si son pyjama masque sa couche blanche, je peux clairement deviner qu'elle en porte une. Son leggings blanc ne cache même pas grand chose. Son haut de pyjama, un t-shirt rayé rose et blanc, ne descend pas non plus très bas sur ses fesses.

Faustine me regarde en souriant avant de s'allonger dans son lit.

- Tu viens ? me dit-elle, voyant que je ne dis rien et ne bouge pas.

- Bonne nuit les filles, disent nos maman en sortant de la chambre. Ne discutez pas trop longtemps, on se lève tôt demain !

Sans mot dire, je me dirige vers le lit de Faustine. C'est un deux places et comme elle a pris le côté gauche, je me dirige à droite avant de m'allonger à mon tour. Faustine éteint rapidement la lumière et nous nous mettons à discuter mais je n'arrive pas à me sortir de la tête qu'elle porte actuellement une couche, une vraie, sous son pyjama.

- À quoi tu penses ? me demande finalement Faustine.

- Pour être honnête, puisque tu l'as été tout à l'heure, je vais te le dire, mais j'espère que tu ne vas pas m'en vouloir.

- Ne t'inquiète pas, dis moi.

Je lui raconte alors ce qui me travaille depuis tout à l'heure, à savoir qu'elle a été mise en couche.

- Tu trouves que ça fait bébé, c'est ça ?

- Un peu oui... Je ne pense vraiment pas que j'aurais accepté d'être mise en couche moi.

- C'est sûr que ce n'est pas ordinaire de porter une telle couche à notre âge. Mais tu sais, je fais pipi au lit, et je peux te dire que se réveiller dans un lit froid le matin ou même pendant la nuit, ce n'est vraiment pas agréable. J'ai bien essayé avec l'accord de maman de ne pas en mettre mais au bout de deux nuits, j'ai arrêté et j'ai remis une couche.

- Une couche qui s'enfile, pourquoi pas, mais une couche comme celle-là...

- Je te l'ai déjà dit tout à l'heure, une fois que je la porte je ne fais plus la différence entre l'une ou l'autre alors peu importe.

- Je t'admire tu sais, dis-je honnêtement. Il faut être forte dans sa tête pour penser comme tu le fais.

- Merci Mathilda, cela me fait plaisir ce que tu me dis ça.

Je ne m'y attends pas, mais Faustine se rapproche de moi et me serre dans ses bras. Je fais de même et moi aussi je la serre dans les miens. Tout en faisant cela, j'entends un bruit de couche.

- Ah oui, c'est un des inconvénient de ces couches là, me dit-elle en rigolant, elles font un petit bruit de plastique froissé. Moi je ne l'entends même plus car j'y suis habituée mais toi tu as dû l'entendre.

Peu de temps après, nous nous endormons toutes les deux en pensant à notre journée du lendemain.
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