🎢 Mathilda à Europa-Park

Partie 4 : Préparations du matin

⚠️ Ceci est une œuvre de fiction

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Je suis la première à me réveiller. D'ailleurs je ne me suis pas réveillée seule, c'est maman qui me secoue.

- Oui, oui, je suis réveillée maman, arrête de me secouer.

- Réveille ta cousine et levez-vous rapidement, me dit maman avant de sortir de la chambre.

Je me frotte un peu les yeux et regarde ma cousine. Elle dort sur le ventre, les bras sous son oreiller mais la couette ne la recouvre pas complètement et je peux voir le haut de sa couche.

D'ailleurs, en plus de la vue, j'ai l'odeur aussi, ça sent le pipi dans la chambre et ce n'est pas très agréable. Je ne peux m'empêcher de l'observer et je me dis que je préfère vraiment ma condition de jeune fille ayant des accidents la journée que la sienne.

- Faustine, réveille-toi, lui dis-je tout en la poussant doucement, il faut se réveiller et se lever.

- Hummmmm.

C'est tout ce que j'ai comme réponse de sa part et j'ai l'impression qu'il va être compliqué de la sortir du lit.

C'est alors qu'elle se tourne un peu et cela a pour effet de faire glisser encore un peu plus la couette. Sa couche est maintenant beaucoup plus visible. Je constate d'ailleurs qu'elle ne porte plus son bas de pyjama qu'elle avait hier soir en se couchant.

La lumière du jour à travers les volets n'est pas très forte, mais la lumière du couloir et la porte restée ouverte apporte assez d'éclairage pour me permettre de constater que sa couche est gonflée à son entrejambe.

Je ne sais pas pourquoi mais je m'imagine la scène de ce qu'il se serait passé cette nuit si Faustine n'avait pas porté de couche, cela aurait été une inondation dans le lit, et aussi bien elle que moi aurions été mouillé.

Cela aurait été embarrassant pour elle et aurait certainement été très gênée. Quant à moi, cela n'aurait vraiment pas été agréable.

- Faustine, dis-je à nouveau, si tu veux aller faire des attractions il va vraiment falloir te lever.

- Ah oui, me répond-elle les yeux encore fermés, j'avais oublié.

Tout en disant cela, elle se tourne dans le lit tout en s'étirant et se retrouve maintenant sur le dos.

Soit Faustine n'a vraiment aucune honte de porter une couche devant moi, soit elle ne se rend vraiment compte de rien mais sa couche n'est pas du tout cachée.

C'est donc maintenant l'avant de sa couche que je vois et je peux constater qu'elle aussi est bien gonflée, signe qu'elle a fait son travail et a absorbé le pipi de Faustine de cette nuit.

Alors que mon regard est toujours posé sur sa couche, j'ai enfin la réponse à ma question.

- J'ai bien fait de prier une couche cette nuit, non ?

- Heu... Oui, il semblerait, dis-je gênée de la regarder.

En tout cas, il est clair que ma cousine n'est pas du tout honteuse de porter une couche devant moi, même si celle-ci est mouillée.

- Imagine sinon, tu aurais été trempée, complète-elle.

Et tout en disant cela, Faustine se relève sur ses coudes et presse de sa main l'avant de sa couche.

- J'ai enlevé mon bas de pyjama cette nuit, j'avais trop chaud. J'en ai mis un hier soir parce-que tu étais là et parce-que tu semblais gênée de la situation mais sinon je n'en mets quasiment jamais.

Je ne sais pas quoi lui répondre et encore moins la regarder.

- Encore une fois Mathilda, ne soit pas gênée. C'est moi qui porte une couche et cela ne me gène pas moi. Oui je fais pipi au lit et oui ça fait un peu bébé de porter ce genre de sous-vêtements mais qu'importe, cela me permet de mieux dormir.

Son assurance et son aplomb me déconcertent encore. Ni une, ni deux, Faustine se met debout. Sa couche pend entre ses jambes et je ne peux enlever mon regard de celle-ci.

- Je suis désolée pour l'odeur, me dit-elle tout en ouvrant la fenêtre puis les volets. Tu vois c'est ça qui me dérange le plus dans le fait de porter des couches la nuit à cause de mon pipi au lit. Paraît-il qu'il fait boire plus pour que ça sente moins... Mais bon, je n'ai pas envie non plus de prendre des risques et de faire déborder mes couches.

Faustine continue de parler de ce sujet qui me dérange tant ou du moins qui me gêne. Je me demande si je n'avais pas moi-même ces accidents la journée je serais aussi gênée.

Cette fois-ci la lumière rentre pleinement dans la chambre et sa couche m'apparaît complètement. En plus de prendre entre les jambes de ma cousine, je peux constater qu'elle n'est plus blanche, mais jaune, et Faustine me voit la regarder.

- Ça ne fait pas mal tu sais, me dit-elle en rigolant.

- Oui je sais bien…

- Cela t'étonne que j'en parle aussi librement hein.

- Oui, moi je serais gênée, c'est sûr.

- Au début je l'étais et puis je me suis rendu compte que ça ne changeait rien. Là tu vois, je vais enlever la couche puis aller prendre une douche et hop... Ni vu, ni connu, bon ok, connu, un peu, par la famille, termine-t-elle par un clin d'œil.

Sa façon de penser m'épate, quelle maturité ! N'a-t-elle pas raison finalement ? Pourquoi se laisser gâcher la vie par des petits soucis finalement pas si importants.

Et comme elle l'a annoncé, la voici qui sort de la chambre et je la vois partir avec sa couche mouillée, jaunie et pendante entre ses jambes, en direction de la salle de bain.

Pendant son absence je m'habille. On a décidé avec maman des habits que je mettrais. On a convenu que je ne mettrais pas de robe car elle risquerait de se soulever dans les attractions. C'était soit short, soit legging et c'est sur ce dernier choix que je me suis porté.

Alors que je vais pour sortir à mon tour de la chambre, je vois Faustine arriver, une serviette enroulée autour d'elle. Elle porte dans ses mains sa couche de la nuit.

- Oh tu es déjà habillée, il faut que je le dépêche alors. Ça t'embête d'aller mettre ma couche à la poubelle de la cuisine ?

J'hésite. Déjà parce que cet objet me dérange et puis peut-être bien aussi parce qu'il me dégoûte un peu. Faustine doit voir à ma tête que quelque chose ne va pas.

- Ça n'a rien de dégoûtant hein, tu ne toucheras même pas mon pipi. Maman m'a appris à bien la refermer avec les attaches après l'avoir roulé en boule.

- D'accord, dis-je finalement.

- Merci, c'est gentil à toi. Et puis reviens me voir après, il faut que je te parle de quelque chose.

Faustine me tend sa couche et je l'attrape de mes deux mains. Elle est toute chaude et je comprends que c'est son pipi qui lui apporte cette chaleur. Je pensais avoir du dégoût d'avoir cette couche mouillée dans les mains, et finalement pas tant que ça. En fait, j'ai plus honte que maman ou tata me voit avec ! C'est comme si c'est moi qui l'avait portée et utilisée, alors qu'il n'en est rien et que tout le monde le sait !

Tout en marchant, je me demande bien de quoi veut me parler Faustine. Je n'ai pas vraiment le temps d'y réfléchir car en entrant dans la cuisine, je vois maman et tata qui me regardent. D'ailleurs ce n'est pas moi qu'elles regardent, mais ce que je porte dans les mains. Je me sens rougir et sans les regarder, je me dépêche de mettre la couche de Faustine dans la poubelle et de sortir de la cuisine.

Avant de retourner dans la chambre de Faustine, je passe par la salle de bain et je me lave les mains. Même si je n'ai pas trouvé la couche dégoûtante, je me sens un peu sale des mains et je préfère les laver. Tout en frottant mes mains, je ne peux m'empêcher de réfléchir à tout ça, à tout ce que je vis depuis que nous sommes arrivés chez Faustine. Je n'arrive pas à comprendre pourquoi j'ai autant de gêne.

Là encore, je suis sorti de mes pensées.

- Ah tu es là, je me demandais où tu étais, me dit Faustine.

Faustine s'est habillée et a fait le même choix vestimentaire que moi : un haut et un legging. Son haut est tout de même un peu plus beau que le mien et je l'envie un peu. Je trouve mes habits moins sympas que les siens.

- Plutôt qu'un long discours, je vais à l'essentiel, me dit Faustine d'un ton très sérieux.

Et là, je la vois remonter légèrement son haut d'une main, et de l'autre baisser l'avant de son legging.

- Tu as mis une couche pour ce matin ? dis-je très étonnée.

- Alors déjà, ce n'est pas une couche, mais une DryNites, même si je te l'accorde que ça sert à la même chose. Mais tu as raison, appelons là comme ça. L'avantage tout de même c'est que je peux la baisser pour aller aux toilettes. Ensuite, ce n'est pas spécifiquement pour ce matin, mais pour la journée.

- Mais pourquoi tu veux en porter une aujourd'hui ? Tu as juste des accidents la nuit.

- On en a discuté avec maman et c'est elle qui m'a suggéré d'en porter une pendant le séjour à Europa-Park. La couche permet, en cas de forte envie de faire pipi, comme dans une longue file d'attente d'une attraction, de ne pas avoir à la quitter rapidement pour aller aux toilettes. Elle permet aussi d'éviter un accident.

Je ne comprends pas pourquoi Faustine veut porter une couche, en journée, en extérieur, alors qu'elle est totalement dans la possibilité d'aller aux toilettes.

- Je comprends ce que tu me dis mais je ne comprends pas pourquoi tu as dit oui à ta maman.

Et là, ça y est, je comprends. Un éclair vient de me traverser le cerveau ! Mais pourquoi n'ais-je pas compris immédiatement !

- Est-ce que tu me dis ça pour que j'en porte une moi aussi ? Est-ce parce que moi j'ai des accidents en journée ?

- Tu fais comme tu veux, me dit Faustine. Moi en tout cas j'en porte une. Je me sens en sécurité avec et je sais que quoi qu'il arrive, j'ai cette sécurité si jamais quelque chose arrivait et que je faisais pipi. Au moins personne ne me verra avec des habits mouillés.

Et là, c'est quantité de questions qui arrivent dans ma tête : pourquoi fait-elle ça ? Le fait-elle vraiment pour elle ? Le fait-elle pour moi ? Pour que je sois plus à l'aise d'en porter une ? Et si quelqu'un la voyait ? Et moi, je pourrais faire pareil ? J'en parlerais à maman si je décidais de porter une couche ? Que dirait-elle ? Ne serais-je pas traité de bébé ?

Que de questions sans réponse…

- Venez prendre votre petit-déjeuner les filles ! Il va bientôt être l'heure de partir.

C'est maman qui nous appelle. Faustine me sourit tout en prenant la direction de la cuisine.

Sa couche n'est pas visible du tout sous son legging blanc, j'en suis très étonnée. Si elle ne m'avait rien dit, je ne l'aurais pas su. Il faut dire que son haut descend un petit peu sur ses fesses, nul doute qu'elle l'a choisi pour ça.

Pendant tout le petit-déjeuner, je me questionne toujours. Maman doit bien voir qu'il y a quelque chose qui me tracasse parce qu'elle me questionne, mais je lui dis que tout va bien.

Ma tante questionne ma cousine sur sa nuit et Faustine répond sans détour que sa couche a bien servie. Cela me rappelle que c'est moi qui l'ai portée à la cuisine et que je n'en menais pas large.

Peu après la fin du petit-déjeuner, nous chargeons les valises dans la voiture et nous nous mettons en route.

Faustine n'a pas réabordé le sujet des couches et moi non plus. La bonne humeur règne dans la voiture et cela me fait du bien de penser à autre chose, sauf que je commence à avoir envie de faire pipi.

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